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Sandrart n’est jamais allé en France. Dans ce chapitre sur treize peintres français, il se fait rapporteur de l’activité des artistes présents en Italie, et plus particulièrement à Rome, autour de 1630 (Bernard Salomon mis à part). En effet, dans l’édition de 1675, la connaissance de Sandrart sur ces peintres français s’appuie en partie sur les souvenirs de ses propres années romaines. L’édition latine de 1683 a été significativement enrichie de détails notamment sur l’expérience académique des peintres à Paris. Même l’édition intermédiaire de 1679 apporte déjà nombre de précisions à ce sujet, peut-être grâce aux échanges épistolaires avec Thomas Blanchet (voir TA 1679, II, Buch 3 (Malerei), S. 7071). Sandrart fonde également son appréciation de la peinture française d’après les tableaux et gravures qu’il peut voir dans les cabinets allemands. En effet, les liens sont nombreux entre les peintres de ce chapitre et les graveurs du chapitre suivant. A l’image de la dispute entre amateurs sur les tableaux de Valentin et Poussin à Saint Pierre de Rome, Sandrart présente dans ce chapitre la diversité des manières picturales à Rome entre 1620 et 1640, période d’assimilation des leçons de Caravage et des Carrache, tantôt par l’affirmation de l’une de ces deux écoles, tantôt par la recherche de synthèse des deux.

Annotation by Anaïs Carvalho11/30/2011

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